Apsaraventure http://www.apsaraventure.com Treks voyages aventure Thailande Birmanie Mon, 21 May 2018 04:30:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.3 Découvrir les sites touristiques de quelques pays de l’Asie du Sud-Est http://www.apsaraventure.com/decouvrir-sites-touristiques-de-quelques-pays-de-lasie-sud/ http://www.apsaraventure.com/decouvrir-sites-touristiques-de-quelques-pays-de-lasie-sud/#respond Fri, 19 May 2017 13:26:49 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=15665 Découvrir les sites touristiques de quelques pays de l’Asie du Sud-Est L’Asie du Sud-Est est une contrée située à l’est de l’Inde et au sud de la Chine. Elle est une destination par excellence pour les globe-trotters en quête de dépaysement et de découverte. La Malaisie fait partie des pays que les voyageurs pourront visiter […]

The post Découvrir les sites touristiques de quelques pays de l’Asie du Sud-Est appeared first on Apsaraventure.

]]>
Découvrir les sites touristiques de quelques pays de l’Asie du Sud-Est
L’Asie du Sud-Est est une contrée située à l’est de l’Inde et au sud de la Chine. Elle est une destination par excellence pour les globe-trotters en quête de dépaysement et de découverte. La Malaisie fait partie des pays que les voyageurs pourront visiter au cours d’un séjour dans cette région. Couvrant une superficie de 329 750 km2, elle dispose de plusieurs sites époustouflants et propose différentes sortes d’activités adaptées à tous les goûts. Sur les lieux, les routards pourront, entre autres, faire une excursion aux fameuses grottes de Batu. Celles-ci se trouvent à 10 km au nord de Kuala Lumpur, la capitale. Les touristes y observeront des cavernes dont la plupart ont été aménagées en temples. En outre, les amateurs de randonnée grimperont le mont Kinabalu qui culmine à 4 095 m. Sur le sommet, une vue panoramique à couper le souffle attend les escaladeurs. Les amoureux de la nature y seront aussi dans leur élément. En effet, cette montagne est parsemée de diverses plantes endémiques telles que le Paphiopedilum rothschildianum, une orchidée très rare.
La Thaïlande, une destination aux mille facettes
Les touristes profiteront de leur séjour en Asie du Sud-Est pour faire un voyage Thaïlande. Cette dernière est réputée pour ses plages idylliques, ses temples et ses aires protégées. Au cours de leur passage dans la contrée, les estivants visiteront, sans doute, le Palais royal de Bangkok, une des attractions phares du pays. Cet édifice a été construit en 1782 par le roi Rama Ier. Il se trouve au bord du fleuve Chao Phraya. Outre la demeure royale et la salle du trône, ce palais abrite également le sanctuaire du Bouddha d’émeraude ainsi que plusieurs bureaux gouvernementaux. En outre, une excursion au parc national de Khao Yai est un « must » lors d’un séjour en Thaïlande. Fondé en 1962, ce site est classé dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. Les globe-trotters y observeront des éléphants, des cerfs, des ours, des léopards, des tigres, des singes, des serpents et différentes espèces d’oiseaux. Par ailleurs, les amateurs de farniente trouveront leur bonheur sur les plages de sable blanc ourlées de cocotiers des îles Phi Phi. Ils pourront y faire des balades en bateau ou de la plongée sous-marine.
Une escapade mémorable au Cambodge
Un séjour au Cambodge est de rigueur lors d’un voyage en Asie du Sud-Est. En effet, ce pays regorge de merveilles insoupçonnées qui méritent largement un détour. Sur les lieux, les vacanciers feront sûrement une promenade à Angkor Vat. Il s’agit du plus grand des sanctuaires du complexe monumental d’Angkor. Il a été érigé par Suryavarman II au début du XIIe siècle comme « temple d’État » et capitale. Classé dans le patrimoine de l’UNESCO, Angkor Vat est très prisé des visiteurs pour son architecture époustouflante, sa taille majestueuse, sa beauté, mais également pour les nombreux bas-reliefs qui agrémentent ses murs. En outre, les touristes ne pourront terminer un voyage au Cambodge sans avoir fait une balade en pirogue sur le lac Tonlé Sap qui signifie « grande rivière d’eau douce » en khmer. Au cours de leur promenade, les globe-trotters admireront le quotidien des locaux qui habitent sur des maisons sur pilotis. Ils seront aussi émerveillés par la biodiversité exceptionnelle de ce lac. Ce dernier abrite 200 espèces de poissons ainsi que des oiseaux tels que les cigognes et les pélicans.

The post Découvrir les sites touristiques de quelques pays de l’Asie du Sud-Est appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/decouvrir-sites-touristiques-de-quelques-pays-de-lasie-sud/feed/ 0
Le bétel http://www.apsaraventure.com/le/ http://www.apsaraventure.com/le/#respond Mon, 01 May 2017 12:45:10 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=15601 LE BETEL La coutume de mâcher du bétel date du néolithique. Elle est pratiquée du monde indien jusqu’en Asie du Sud-Est. Elle constitue un point commun unique chez ces peuples si différents par leur langue, leur race et religion. Dans la composition de la chique: la noix d’arec produite par une espèce de palmier, la feuille de bétel […]

The post Le bétel appeared first on Apsaraventure.

]]>
LE BETEL

La coutume de mâcher du bétel date du néolithique. Elle est pratiquée du monde indien jusqu’en Asie du Sud-Est. Elle constitue un point commun unique chez ces peuples si différents par leur langue, leur race et religion.

Dans la composition de la chique: la noix d’arec produite par une espèce de palmier, la feuille de bétel et la chaux qui peut être faite de coquillages broyés, certaines chiques contiennent du tabac. La nuit, on la laisse dans la bouche placée entre les gencives et la joue. Le bétel a joué un rôle official dans les cérémonies et les activités sociales.

la noix d’arec est produite par une espèce de palmier

la noix d’arec est produite par une espèce de palmier

En Inde, le bétel a été longtemps considéré comme un des huit plaisirs de la vie: l’onguent, l’encens, les femmes, la musique, la nourriture, les fleurs.

En Asie du Sud-Est, c’était un honneur de continuer à mâcher le bétel que le roi avait commencé à mâcher.

Autre ingrédient de la chique: le catechu qui est du résidu de décoction d’écorces d’acacia de couleur rouge-marron. C’est une pâte qui est étalée sur la feuille de bétel pratique courante en Inde. Haute concentration en tanin aux propriétés astringentes.

Feuilles de bétel

Feuilles de bétel

Les Indiens ont des mélanges très riches: Fenouil, turméric, safran, cumin, coriandre, clou de girofle, noix de muscade, gingembre, cardamome, graines de concombre, menthe, feuille d’argent.

Effets physiques du bétel : excite les glandes salivaires à cause de l’alcaloïde contenu dans la noix d’arec. L’huile de la feuille de bétel combinée avec ces alcaloïdes est responsable des effets euphoriques et provoque la même réaction que la nicotine. La nature alcaline est un agent digestif. Il neutralise l’excès d’acide. Le bétel est une sorte d’Alka-Seltzer. C’est la chaux éteinte en interaction avec le reste qui rend la salive rouge.

Propriétés : rend euphorique, stimulant tonique. Le bétel n’est pas nocif pour les dents si elles sont brossées régulièrement. Sinon il noircit les dents et cela est visible sur les squelettes datant de la préhistoire. Mais les Shan, les Akha de Birmanie et de Thaïlande étaient fiers d’avoir les dents noires “car tous les animaux ont les dents blanches”. Voir la coutume de se laquer les dents en noir.

Les premiers missionnaires qui ont introduit la chirurgie dentaire étaient obligés de fabriquer des fausses dents en ébène.

Le deuxième effet: la formation de la plaque de carbone de calcium provoque la pourriture de la dent.

Troisième effet: des fragments se coincent entre les dents, se décomposent et provoquent des maladies des gencives et une mauvaise odeur.

 UTILISATION DANS LES CEREMONIES ET DANS LA SOCIETE

 En Malaisie, une feuille de bétel était donnée à la sage-femme au 7ème mois de la grossesse et après l’accouchement, elle recevait tous les autres ingredients de la chique.

Si elle était douée de pouvoir divinatoire, elle pouvait jeter des morceaux de noix d’arec sur le sol pour déterminer le sexe de l’enfant. Après la naissance, elle crachait du jus de la chique sur l’enfant pour le protéger. En Birmanie, on disait qu’un enfant ne pourrait parler le birman que s’il savait mâcher du bétel. Le bétel se retrouvait dans toutes les cérémonies tel que la circoncision, le percement des oreilles, l’investiture du cordon sacré chez les brahmanes. Dans la cour avant le mariage aussi. Avant un mariage, le père de la mariée offre un plateau de feuilles de bétel aux parents. Accepter signifie accepter l’invitation. Idem pour les funérailles, mais les feuilles étaient tournées à l’envers.

 BETEL A LA COUR

Le roi mâchait du bétel en public. Il arrivait qu’il en offre de son propre plateau et parfois de sa bouche comme une faveur. Un set à bétel était échangé entre rois d’Asie du Sud -Est . Le prince héritier de Thaïlande a reçu lors de son investiture une régalia de 21 pièces comprenant un set à bétel un crachoir tous deux richement décorés.

 MAGIQUE ET POISON

Le poison était mélangé à la chaux, il était donc plus sage de toujours utiliser sa propre chaux. Au Sri Lanka, le poison le plus efficace était de l’huile de varan ou du venin de vipère. Le bétel était utilisé comme moyen pour y placer un aphrodisiaque ou philtre d’amour. Le Shah du Gujarat avait pris pour habitude de prendre des petites doses pour s’immuniser en cas de tentative d’assassinat, ce qui empoisonna son haleine et sa peau. Sa méthode pour exécuter les nobles disgraciés était de mâcher, puis de cracher du jus de sa chique sur eux provoquant la mort. Malheureusement, sa respiration eut les mêmes effets sur ses concubines et elles ne dormaient du fait qu’une seule nuit avec lui.

Réf : Betel cutters. Henry Brownrigg. Edition Thames & Hudson

The post Le bétel appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/le/feed/ 0
Mariage chez les Danu de Birmanie http://www.apsaraventure.com/mariage-chez-danu-de-birmanie/ http://www.apsaraventure.com/mariage-chez-danu-de-birmanie/#respond Wed, 29 Mar 2017 04:05:24 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=15302 Mariage chez les Danu de Birmanie En novembre 2016, Brigitte et Stéphane, un couple de clients habitant la Bretagne et moi-même (Daniel) ont eu le privilège d’être invités à un mariage dans un village de l’ethnie Danu au-dessus de Pindaya sur le plateau shan. Je séjourne fréquemment dans ce village que je trouve très bien […]

The post Mariage chez les Danu de Birmanie appeared first on Apsaraventure.

]]>
Mariage chez les Danu de Birmanie

En novembre 2016, Brigitte et Stéphane, un couple de clients habitant la Bretagne et moi-même (Daniel) ont eu le privilège d’être invités à un mariage dans un village de l’ethnie Danu au-dessus de Pindaya sur le plateau shan. Je séjourne fréquemment dans ce village que je trouve très bien situé et où l’on se sent bien. Apres deux jours de marche au départ de Pindaya à travers les plantations de thé et d’avocats, de gingembre, de ciboulette et de nombreuses invitations à boire le thé chez l’habitant dans les villages traversés, nous arrivons dans le village Danu de Kalagon perché à 1500 m. d’altitude qui surplombe la vallée verdoyante de Pindaya et un lac.

U Tun Aye, l’oncle de la mariée et le couple de mariés accueillent les invités

Dès notre entrée dans le village par le chemin en balcon qui le traverse, nous croisons un groupe de villageoises transportant des récipients jusqu’à une maison en hauteur. Je me renseigne et là, on m’apprend que le lendemain aura lieu un mariage auquel nous sommes spontanément invités pour notre plus grande joie. Les Danu ont un grand sens de l’hospitalité, ils pratiquent le bouddhisme et cela se ressent dans leur attitude bienveillante à l’égard des visiteurs. Nous sommes les seuls étrangers dans le village, parfois des randonneurs passent et dorment dans le monastère, mais moi, je préfère loger chez l’habitant car le contact y est bien plus chaleureux.

Le soir, Brigitte et Stéphane demandent au guide Danu qui nous accompagne d’écrire des vœux de bonheur en birman sur une carte postale représentant des paysages de leur région. Quant à moi, j’apprends par cœur la formule birmane que l’on prononce à cette occasion “ je vous souhaite de vivre ensemble un grand bonheur jusqu’à la fin de vos jours”.

Le jour du mariage vers 7h, nous nous dirigeons vers la maison de la mariée qui est pleine à craquer d’invités. On m’apprend qu’il en a environ mille venant de villages environnants. Dès notre arrivée, nous sommes immédiatement pris en charge par le bienveillant et chaleureux U Tun Aye, l’oncle de la  mariée dont j’avais fait la connaissance lors d’un précèdent séjour dans le village. U Tun Aye  a été bonze dans sa jeunesse, ce qui lui a permis ce voir du pays et de gagner des mérites. Il m’apprend qu’il est allé à Mandalay et à Mae sot en Thaïlande.

A l’entrée de la cérémonie, nous déposons une enveloppe contenant de l’argent dans un bol qu’une charmante jeune fille tient et, en échange, elle nous remet une dosette de shampoing. Nous prenons des photos du jeune couple un peu intimidés en ce jour important de leur vie. Je leur promets que lors de mon prochain passage, je leur donnerai ces clichés ce que je fis deux mois plus tard.  Ensuite U Tun Aye nous convie à prendre un repas dans une autre maison. Les invités sont ainsi répartis dans plusieurs maisons car ils sont fort nombreux, les hommes ne prennent pas le repas avec les femmes. Nous nous installons par terre autour d’une table ronde, exceptionnellement Brigitte est autorisée à s’asseoir à nos côtés. On nous sert copieusement du riz, des pommes de terre au curry, des feuilles de thé macérées une spécialité locale. L’alcool est prohibé lors des mariages Danu. Etant dans une région de culture du thé, on boit essentiellement du thé vert. Les plats sont consommés rapidement, les invités restent peu de temps et repartent aussitôt le repas terminé. Ils retournent travailler dans leurs champs à flanc de montagne.

Mariage chez les Danu Pindaya Birmanie

Un groupe de Lillois et moi-même invités à un mariage chez les Danu Pindaya Birmanie

Ici comme ailleurs en Asie du Sud-Est, le marié doit apporter une dot en espèces et offrir de l’or à la mariée et on ne se marie pas pendant le Carême bouddhique (juillet-octobre).

The post Mariage chez les Danu de Birmanie appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/mariage-chez-danu-de-birmanie/feed/ 0
cafe luwak ou cafe de civette http://www.apsaraventure.com/cafe-civette/ http://www.apsaraventure.com/cafe-civette/#respond Mon, 27 Feb 2017 03:03:32 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=14886 En Thaïlande, nous irons déguster le café luwak de Khun Surachet un passionné, dans son restaurant à l’architecture traditionnelle en bambou situé près de Kanchanaburi où ils élèvent une cinquantaine de civettes. Chaque année, ses civettes sont transportées en camion climatisé jusqu’à sa plantation de café à Chiang Rai dans les montagnes du  Nord où […]

The post cafe luwak ou cafe de civette appeared first on Apsaraventure.

]]>
En Thaïlande, nous irons déguster le café luwak de Khun Surachet un passionné, dans son restaurant à l’architecture traditionnelle en bambou situé près de Kanchanaburi où ils élèvent une cinquantaine de civettes. Chaque année, ses civettes sont transportées en camion climatisé jusqu’à sa plantation de café à Chiang Rai dans les montagnes du  Nord où pendant une quinzaine de jours, elles ne consommeront que des cerises de café au son d’une musique relaxante.

Les grains seront torréfiés après nettoyage. Il faudra attendre un an avant de pouvoir déguster le café le plus cher du monde qui coûte 500 Baht la tasse (environ 14 euros).

Histoire du café le plus cher du monde

Le café luwak est un café récolté dans les excréments  d’une civette asiatique, le luwak du fait d’une digestion quasi absente. La civette consomme en effet les cerises du caféier digérant leur pulpe mais pas leur noyau, qui se retrouve dans ses excréments. Dans le tube digestif du Luwak, les sucs gastriques — composés d’enzymes qui divisent les chaînes de protéines en chaînes plus petites ou en acides aminés individuels — font subir une transformation bénéfique aux arômes des grains de café.

Il est produit essentiellement en Indonésie aux Philippines, en Thaïlande et dans le Timor oriental. L’origine du kopi luwak est étroitement liée à celle de la production du café en Indonésie. Au début du 18e siècle, les Néerlandais créèrent dans leurs colonies des Indes  des plantations de café, notamment d’arabica du Yémen. Pendant la période 1830—1870 politique agricole qui consacrait une grande partie de la production à l’export, ils interdirent aux fermiers indigènes et à leurs employés de cueillir le café pour leur usage personnel. Désireux de goûter néanmoins le fameux breuvage, ceux-ci découvrirent que certaines espèces de musang ou luwak (civette palmiste commune) consommaient les fruits des caféiers et rejetaient les graines dans leurs excréments. Ils consommèrent celles-ci nettoyées, grillées et moulues. La réputation de ce café de civette atteignit bientôt les propriétaires des plantations, qui en firent leur favori. Il était cher, même à cette époque, du fait de sa rareté et de son processus d’élaboration.

Un luwak

Luwak est un nom local de la civette palmiste à Sumatra et en Malaisie. Les civettes palmistes sont principalement frugivores: elles se nourrissent de baies et de fruits charnus comme ceux de certains ficus et palmiers. Elles mangent aussi de petits vertébrés, des insectes, des fruits mûrs et des graines.

La production a commencé en ramassant dans la nature les excréments dont les civettes marquent les limites de leurs territoires. Aujourd’hui elle a lieu dans des fermes, où les civettes sont, soit en cage, soit dans des enclos.

Les civettes mangent les « cerises » de café pour leur pulpe. Après environ un jour et demi dans leur tube digestif les graines sont rejetées en grappes, encore dures et encore couvertes d’une partie des enveloppes intérieures du fruit. Elles sont récoltées, soigneusement lavées et séchées au soleil, avant d’être légèrement torréfiées de manière à conserver leurs arômes complexes et l’absence d’amertume gagnés à l’intérieur de la civette.

On trouve sous le nom de kopi luwak  mélanges d’arabica, de robusta, de liberia, ou autres consommés par les civettes, et leur goût est donc très variable. Cependant tous les kopi luwak ont un même profil aromatique et une commune absence d’amertume.

Leur torréfaction est légère, avec une couleur variant de cinnamon à medium, avec très peu ou pas du tout de caramélisation des sucres, contrairement aux graines fortement grillées. Les kopi luwak aux profils les plus doux sont en outre généralement moins torréfiés. Les mélanges de kopi luwak pour café glacé peuvent révéler des arômes absents des autres cafés.

Excréments de civette avant récolte à Java.

Massimo Marcone de l’Université de Guelph en Ontario, a montré que les sécrétions du tube digestif des civettes s’infiltrent dans les graines.

Elles contiennent des enzymes qui brisent certaines protéines ou en acides aminés libres. Le parfum du café doit beaucoup à ses protéines, et on suppose donc que cette modification de leur type et de leur nombre dans les graines avalées par les civettes est à l’origine du parfum unique du kopi luwak. Les protéines sont aussi impliquées dans les réactions qui se produisent au cours de la torréfaction. En outre, dans la civette, les graines commencent à germer : ce maltage diminue aussi leur amertume.

Au commencement de ses recherches, Marcone doutait de l’innocuité du kopi luwak. Il a cependant découvert qu’après un bon lavage, le taux d’organismes pathogènes est insignifiant. La torréfaction à haute température contribue probablement à rendre les graines plus sûres après lavage.

 

 

The post cafe luwak ou cafe de civette appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/cafe-civette/feed/ 0
5 raisons de visiter Khao Sok http://www.apsaraventure.com/5-raisons-de-visiter-khao-sok/ http://www.apsaraventure.com/5-raisons-de-visiter-khao-sok/#respond Thu, 29 Dec 2016 13:29:24 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=14833 5 raisons de visiter Khao Sok Le parc naturel de Khao Sok est une destination de rêve pour les amoureux de nature. S’étendant sur près de 740 Km2 et recouvert d’une forêt vierge, ce parc est une destination encore peu connue, mais qui a beaucoup à offrir. Envie de plonger au cœur d’un univers de […]

The post 5 raisons de visiter Khao Sok appeared first on Apsaraventure.

]]>
5 raisons de visiter Khao Sok

Le parc naturel de Khao Sok est une destination de rêve pour les amoureux de nature. S’étendant sur près de 740 Km2 et recouvert d’une forêt vierge, ce parc est une destination encore peu connue, mais qui a beaucoup à offrir. Envie de plonger au cœur d’un univers de dépaysement, de découvertes et d’explorations ? Prenez le rendez-vous de Khao Sok !

Une jungle vieille et très séduisante

En arrivant à Khao Sok, on est tout de suite saisi par la beauté des paysages qui s’y trouvent. Il faut dire que la jungle de Khao Sok compte sans conteste au nombre des plus anciennes forêts tropicales du monde : elle a plus de 160 millions d’années ! La jungle est très présente dans le parc. Très dense, cette jungle impénétrable vous donnera véritablement l’impression d’aller à l’aventure…

 

Une faune des plus riches

Le parc naturel de Khao Sok est d’une grande richesse. En raison de la très grande biodiversité qui caractérise ce parc, il est d’un grand intérêt pour les scientifiques et aussi pour les amoureux d’aventures qui y voient l’occasion de s’immerger dans une magnifique jungle authentique et pleine de vie. Le matin, le lieu est empli des cris de centaines de gibbons. Il vous est possible de profiter de très belles balades avec un guide qui vous fera découvrir ce que le parc a de plus beau. Khao Sok est l’un des derniers habitats des grands mammifères et certainement l’un des plus riches. Pendant la saison des pluies par exemple, les ours, les tapirs, les cerfs ou les éléphants sauvages sont très facilement repérables. Le parc compte plus de 300 espèces d’oiseaux, des chauves-souris et toutes sortes d’animaux.

Une flore et des paysages exceptionnels

Cet endroit est tout d’abord plein de sites naturels qui sauront vous ravir : des falaises, un grand lac, des cascades et des grottes. Les conditions climatiques et la position géographique de ce parc naturel en font un milieu idéal pour de nombreuses espèces végétales. La forêt qui est d’une densité exceptionnelle vous laissera admirer des arbres qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur. De novembre à janvier, vous pourrez par exemple admirer la rafflésie, la plus grande fleur du monde (90 cm de largeur) !

Des randonnées et des treks

Khao Sok offre de nombreuses possibilités aux randonneurs. À l’entrée du parc, on retrouve des sentiers balisés qui mènent dans la forêt, vers les rochers et les nombreuses falaises. Les grottes et les rivières, et les magnifiques cascades sont autant de trésors qui attendent ceux qui se lancent dans l’aventure. Vous pouvez aussi opter pour des promenades en canoë sur la rivière Sok, ou pour de belles balades à dos d’éléphant !

Le lac de Chiew Larn

Le lac de Chiew Larn se trouve à 65 km de l’entrée du parc. Cette étendue d’eau s’est formée en raison de la construction du barrage de Rachabrapha qui couvrit une partie de la réserve de Khao Sok. Ce lac vous laisse ainsi admirer un paysage lacustre unique, comme des cimes d’arbres engloutis, de magnifiques formes karstiques ou des pinacles. Les guesthouses du parc de Khao Sok proposent de belles excursions de jour, mais il est aussi possible de passer la nuit sur le lac ! Des cabanes flottantes vous serviront alors d’hébergement pour des nuits exceptionnelles au clair de lune…

The post 5 raisons de visiter Khao Sok appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/5-raisons-de-visiter-khao-sok/feed/ 0
Mrauk U Arakan http://www.apsaraventure.com/mrauk-u-arakan/ http://www.apsaraventure.com/mrauk-u-arakan/#respond Tue, 27 Dec 2016 03:57:09 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=14827 Situé entre deux vastes pays, la Birmanie et l’Inde, le royaume d’Arakan des XVe-XVIIe siècles- celui dit de la dynastie de Mrauk U, la ville capitale -, aux dimensions et aux ressources modestes, paraît menacé par ses deux puissants voisins : l’empire mogol qui étend son contrôle sur le Bengale, et le royaume birman d’Ava aux […]

The post Mrauk U Arakan appeared first on Apsaraventure.

]]>
Situé entre deux vastes pays, la Birmanie et l’Inde, le royaume d’Arakan des XVe-XVIIe siècles- celui dit de la dynastie de Mrauk U, la ville capitale -, aux dimensions et aux ressources modestes, paraît menacé par ses deux puissants voisins : l’empire mogol qui étend son contrôle sur le Bengale, et le royaume birman d’Ava aux menées expansionnistes.

Mrauk U Arakan Birmanie

Mrauk U Arakan Birmanie

Pourtant, le petit royaume réussit étonnamment bien ; il fait mieux sauvegarder son indépendance puisqu’il renforce sa puissance, en s’appuyant sur le commerce maritime et des mercenaires étrangers (portugais) pour les campagnes militaires. Ce qui fait  considérer souvent le XVIIe siècle comme l’âge d’or de l’Arakan.

L’État d’Arakan, au nord-ouest de la Birmanie, est une région côtière donnant sur le golfe du Bengale. Elle est limitée au nord-ouest par le Bangladesh et séparée de la Birmanie centrale par les montagnes ou monts d’Arakan, recouverts de forêts très denses et dont l’altitude, qui peut dépasser 1 500 m, décroît au sud. De ce fait, elle est particulièrement soumise au régime de la mousson, les précipitations annuelles dépassant les 5 000 mm d’eau en quatre à cinq mois. La région est composée de plaines côtières fertiles entrecoupées de fleuves qui coulent, schématiquement, d’est en ouest et sont bordés de terres alluviales aussi fertiles et propices à la culture du riz. Cette culture, pluviale et annuelle, est de loin la culture dominante de la région. L’Arakan se caractérise par la densité de son réseau hydraulique composé de fleuves, de rivières et de bras d’eau qui découpent le territoire en de nombreuses îles. Ce réseau est omniprésent dans l’univers arakanais.D’une part, parce que le bateau et la pirogue constituaient jusqu’à récemment l’unique moyen de circulation et de transport des hommes et des marchandises dans la région. D’autre part, parce que s’y trouvent d’abondantes ressources en poissons et autres produits de mer et d’eau douce (crevettes, crabes, etc.). Enfin parce que ce réseau constitue depuis longtemps l’un des fondements du découpage territorial, tant du point de vue social que du point de vue religieux : autrefois, le pays était divisé en « îles » et en « ruisseaux », correspondant à des unités sociales, administratives et cultuelles. C’est dans la partie la plus large des plaines, c’est-à-dire, dans le bassin des fleuves Kaladan et Lemro que s’établirent les capitales successives des royaumes arakanais, dont Mrauk U pour la dernière dynastie, la plus connue, qui s’épanouit entre 1430 et 1785. Le royaume d’Arakan disparut lors de son annexion par les Birmans en 1785. La région passa peu de temps après sous domination britannique (1826). Elle fut intégrée à l’Union birmane au moment de l’indépendance du pays (1948) et devint un État en 1974 (la Birmanie compte sept États et sept Divisions).

carte de l'Arakan

 

Les Arakanais formaient, jusqu’à leur conquête par les Birmans, une société distincte dont l’économie reposait sur la culture du riz et sur un réseau de commerce important (celui du riz et des esclaves, notamment avec les Hollandais). La royauté bouddhique connut un développement politique autonome autour de sa capitale Mrauk U, située en plaine, établissant progressivement son autorité sur les seigneurs locaux et populations voisines. La société était divisée en groupes socio-professionnels ordonnés, soumis à un impôt ou à un tribut, à des services et à des obligations; la population était composite du point de vue de l’origine et de la religion (il s’y trouvait notamment des mercenaires portugais, des brahmanes indiens, des esclaves de pagodes sak et des prisonniers du Bengale voisin servant de main-d’œuvre), sans toutefois que ces critères se posent comme éléments principaux d’identification.

Le royaume était centré depuis des siècles autour d’un palladium, la statue du Bouddha connue sous le nom de Mahamuni. Le Bouddha en personne est censé avoir visité la région et la légende de cette statue, qui rapporte cette visite et établit l’avènement local du bouddhisme, est constitutive du mythe fondateur des royaumes d’Arakan. Supposée dotée de pouvoirs magiques, la statue protégeait le royaume d’Arakan et sa population des attaques ennemies, tout comme le Bouddha d’Émeraude de l’actuelle dynastie thaïe. Lorsqu’ils conquirent la région (1785), les Birmans emportèrent ce palladium et l’installèrent dans leur capitale Amarapura, aujourd’hui intégrée à l’agglomération de Mandalay. La statue, qui s’y trouve encore actuellement, fait l’objet d’une vénération profonde de la part de pèlerins venant de tout le pays. La référence à un territoire commun, que protégeait auparavant la statue de Mahamuni, nourrit aujourd’hui encore le sentiment de communauté historique et religieuse chez la population arakanaise.

The post Mrauk U Arakan appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/mrauk-u-arakan/feed/ 0
Les Karen peuple de la forêt http://www.apsaraventure.com/peuple-de-foret-karen/ http://www.apsaraventure.com/peuple-de-foret-karen/#respond Sat, 02 Apr 2016 03:23:58 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=14397 Les Karen sont l’une des principales minorités d’Asie du Sud-Est continentale, anciennement répartie le long de la chaîne montagneuse qui sépare aujourd’hui la Thaïlande de la Birmanie. En Thaïlande, les Karen (400 000) sont appelés « Kariang » par les Thaïs du centre et « Yang »ou « Nyang » par les Thaïs du Nord. […]

The post Les Karen peuple de la forêt appeared first on Apsaraventure.

]]>
Les Karen sont l’une des principales minorités d’Asie du Sud-Est continentale, anciennement répartie le long de la chaîne montagneuse qui sépare aujourd’hui la Thaïlande de la Birmanie. En Thaïlande, les Karen (400 000) sont appelés « Kariang » par les Thaïs du centre et « Yang »ou « Nyang » par les Thaïs du Nord. Ils constituent l’une des plus anciennes minorités montagnardes du pays. Ils sont représentés par trois principaux sous-groupes : les Sgaw,les Pwo et les Bwe (ces derniers sont en très petit nombre dans la province de Mae Hong Son).

L’ensemble des groupes karen est réparti sur quinze provinces tout au long de la frontière occidentale avec la Birmanie. Depuis le nord de la province de Chiang Rai jusqu’à l’Isthme de Kra, les Sgaw dominent.

artisanat thailande

village karen de Letongku tissage

La plupart sont venus de Birmanie au cours des trois derniers siècles, par vagues de migration successives. Leur implantation dans les montagnes au nord-ouest de la Thaïlande est principalement la conséquence des différents conflits qui les ont opposés aux Thaïs et surtout aux Birmans au cours de leur histoire.

fete rassemblant des karen de thailande et de birmanie en decembre

culte chamanique karen

Leurs villages sont proches de source d’eau et entourés de forêts. Leurs maisons sur pilotis en bois et en bambou sont vastes. Les Karen cultivent le riz sur brûlis en montagne et en plaine en casier inondé. Certains ont été convertis au christianisme par des missionnaires occidentaux, d’autres sont bouddhistes, mais tous sont animistes. Ils vénèrent l’esprit du riz comme celui de l’eau élément indispensable à la riziculture. Certains villages ont des interdits comme celui d’élever des poulets et des cochons. Voir article sur le culte chamanique karen. La tradition de chiquer le bétel est encore très pratiquée. Les Karen sont réputés pour être de bons cornacs.

 

The post Les Karen peuple de la forêt appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/peuple-de-foret-karen/feed/ 0
Birmanie : rituel initiatique de la prise de robe http://www.apsaraventure.com/birmanie-rituel-initiatique-de-prise-de-robe/ http://www.apsaraventure.com/birmanie-rituel-initiatique-de-prise-de-robe/#respond Tue, 15 Mar 2016 05:57:49 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=14356 La cérémonie de prise de robe qu’est censé faire tout bouddhiste à son adolescence est appelée shinbyu dans sa forme anglo-saxonne signifiant  « devenir Seigneur ». Pendant toute la durée du rituel, les enfants sont habillés, portés et vénérés comme des princes à qui l’on vient rendre hommage. Les futurs novices montent à cheval, et parfois, si leur […]

The post Birmanie : rituel initiatique de la prise de robe appeared first on Apsaraventure.

]]>
La cérémonie de prise de robe qu’est censé faire tout bouddhiste à son adolescence est appelée shinbyu dans sa forme anglo-saxonne signifiant  « devenir Seigneur ». Pendant toute la durée du rituel, les enfants sont habillés, portés et vénérés comme des princes à qui l’on vient rendre hommage. Les futurs novices montent à cheval, et parfois, si leur famille en a les moyens, ils sont transportés à dos d’éléphant en procession jusqu’au temple. Il faut rappeler que Siddartha Gautama était prince avant de quitter son palais et de se réaliser Bouddha. Plus fastueuse est la cérémonie, plus important est le montant des offrandes reçues et plus grands sont les honneurs rendus aux enfants. Le contraste avec le vœu de renoncement que font les enfants en fin de cérémonie n’en sera que plus accentué. Lorsque vient l’heure pour les jeunes princes de se faire raser le crâne et de porter la robe, la cérémonie n’est déjà plus. Lors de cette phase ultime du rituel, les invités sont partis et il ne reste plus que les proches parents, les bonzes et les novices.

A Pagan procession cérémonie de prise de robe

A Pagan procession cérémonie de prise de robe

L’invitation envoyée en premier est destinée aux bonzes dont on souhaite faire venir le plus grand nombre. L’invitation est parfois accompagnée d’une feuille de bétel pliée en trois. L’extrémité pointe vers le haut, signe distinctif d’un évènement auspicieux qu’est par excellence un shinbyu ou un mariage. Elle se démarque ainsi très distinctement de la forme donnée à cette extrémité à l’annonce d’un décès ; la pointe sectionnée est alors repliée vers le bas en signe de malheur : les esprits errants ont frappé, et c’est pour s’éviter un tel sort que les chiques de bétel sont machinalement coupées avant d’être mâchées.

Imprimée sur une feuille de papier blanche, voici le texte de l’invitation adressée aux bonzes d’un village de l’ethnie intha

INVITATION A LA CEREMONIE AUSPICIEUSE DU SHINBYU

Anando Ananda Cinq préceptes du bouddhisme

Toute la famille de U Khyi-Tan et de Daw Tin-Lha du village de Kye-Za-Kun

Vous tous vénérables bonzes et nonnes qui méditez pour vous libérer du cycle des réincarnations et atteindre le Nirvana êtes très respectueusement conviés

De la nourriture et autres dons vous seront offerts en abondance très saints gardiens des règles bouddhiques.

Souhaitant rendre hommage et acquérir les bienfaits que procurent les préceptes bouddhistes nous vous convions, très vénérables bonzes, à vous rendre le 13e jour de la lune montante du mois de Natdaw de l’année 1357 (4 décembre 1995) avant 10 heures au monastère de Kye-Za-Kun en vous priant d’accepter le repas et les offrandes et de venir entendre le prêche que fera ensuite le bonze.

La sobriété de la première invitation, destinée aux seuls bonzes, contraste avec l’effet d’annonce esthétisante recherché pour la seconde invitation distribuée aux membres de la famille, aux amis et aux relations :

Offrandes auspicieuses Shinbyu nata

Invitation à écouter le sutra pour écarter le mal

Anando Ananda Cinq préceptes du bouddhisme

Au village de Kye-Za-Kun sud lac Inle région de Nyaung shwe

U Sam bho, son épouse Daw Phwa Khin et sa sœur cadette etc….

Et l’ensemble des donateurs et donatrices réunis vous invitent à entendre la doctrine bouddhique.

Souhaitant profondément nous détacher du cycle de la souffrance et nous délivrer du cycle de la réincarnation, dans l’espoir d’atteindre le Nirvana, nous réalisons la cérémonie d’initiation de huit enfants parmi lesquels nos deux très chers et très précieux « fils de poitrine » Maung Aung Kyo et Maung  Kyo Swa Win en leur enseignant la doctrine bouddhique et en leur donnant les huit biens que peuvent posséder les membres du sangha.

Une très sainte cérémonie de percement des oreilles sera également effectuée.

Des offrandes de nourriture, d’argent et de biens de toutes sortes leur seront faites, nous offrirons à manger à tous les amis et intimes qui viendront, et nous écouterons respectueusement  l’enseignement du Bouddha que feront  les membres  du sangha.

A la manière d’un faire-part de mariage, le carton se compose de deux feuillets. Sur la couverture de l’un figurent les huit biens que les bonzes sont autorisés à posséder, à savoir : la robe drapée, la veste inférieure, le bol à aumônes, l’éventail, le parasol, la ceinture, le filtre à eau et le rasoir.

Référence: «Fils et maîtres du lac, relations interethniques dans l’Etat shan de Birmanie». Francois Robinne CNRS

 

 

The post Birmanie : rituel initiatique de la prise de robe appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/birmanie-rituel-initiatique-de-prise-de-robe/feed/ 0
Rites et coutumes autour de la naissance au lac Inle Birmanie http://www.apsaraventure.com/rites-et-coutumes-autour-de-la-naissance-au-lac-inle-birmanie/ http://www.apsaraventure.com/rites-et-coutumes-autour-de-la-naissance-au-lac-inle-birmanie/#respond Thu, 25 Feb 2016 06:39:08 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=14311  De l’enterrement du placenta à la dation du nom chez les ethnies Intha, Pao et Taungyo Le compagnon utérin La naissance ne donne pas immédiatement lieu à la dation du nom (dation signifie donner un nom à un enfant). Un laps de temps est laissé entre les deux évènements. Ils sont les deux extrêmes d’un processus de […]

The post Rites et coutumes autour de la naissance au lac Inle Birmanie appeared first on Apsaraventure.

]]>
 De l’enterrement du placenta à la dation du nom chez les ethnies Intha, Pao et Taungyo

Le compagnon utérin

La naissance ne donne pas immédiatement lieu à la dation du nom (dation signifie donner un nom à un enfant). Un laps de temps est laissé entre les deux évènements. Ils sont les deux extrêmes d’un processus de socialisation entre lesquels l’âme papillon nécessite d’être séparée et fixée.

Avant l’accouchement, le mari prépare un foyer provisoire qui sera par la suite rangé : il ne sera utilisé qu’à l’occasion d’une prochaine naissance. Chez les Intha l’ethnie qui vit sur le lac Inle, les Pao ou les Taungyo ethnies montagnardes, ce foyer est disposé dans les appartements privés. Aux « jours au foyer », c’est-à-dire les trois à cinq jours durant lesquels la jeune maman reste près de ce foyer provisoire, sur une couche également provisoire, succèdent les « jours à l’extérieur du feu ». La parturiente atteint ainsi sa pleine maturité. Le séjour près d’un feu après l’accouchement, on le sait est un élément récurrent en Asie du Sud-Est. L’ethnologue Georges Condominas souligne le rapprochement entre la station près du feu qui prépare la femme à la maternité et l’ordination qui change un adolescent immature en un homme prêt au mariage et à la paternité.

fête du lac en octobre-novembre

Fête du lac Inle

C’est à partir du moment où les rituels post-natals ont été convenablement effectués que la jeune maman peut prendre sa première douche chaude, non pas à l’extérieur comme cela est fait habituellement, soit dans les eaux du lac, soit dans la rivière, mais à l’intérieur de la maison, dans la cuisine ou dans la chambre. L’eau utilisée est une décoction à base de feuilles de cotonnier dans laquelle est ajoutée un nombre variable de plantes médicinales : aracée, rutacée, zingibéracée. Pendant la grossesse et les jours suivant l’accouchement, la jeune femme ne doit ni se laver avec de l’eau froide ni boire de l’eau froide, elle doit éviter de consommer de l’huile, privilégier le poisson bouilli et/ou grillé et, si possible, assaisonner son riz blanc de gingembre bouilli et de sel. Ce n’est que plusieurs jours, voire plusieurs semaines plus tard, qu’elle retrouvera un style normal de vie.

Une sage-femme aide à la naissance. Cette spécialiste est appelée « ventre + tirer+ maîtresse lorsqu’il s’agit d’une professionnelle ayant acquis une formation universitaire. Dans les villages taungyo les plus isolés, il est fait appel à une femme réputée pour ses dons et pratiquant de façon traditionnelle, c’est-à-dire sans faire d’injection : elle est appelée « praticienne des mains ». L’accouchement se fait en position accroupie ou agenouillée, plus rarement assise adossée à une cloison.

procession de la barge royale sur le lac inle

Barge royale transportant les statues de Bouddha Lac Inle

Après la naissance, le plancher est parfois battu avec la lame d’un coupe-coupe et une poignée de riz blanchi est éparpillé dans la pièce, effrayant ainsi et appâtant tout à la fois les esprits malins qui y séjournent afin de mieux les en extraire. C’est également pour s’en tenir à l’écart que la couche provisoire, sur laquelle prennent place la mère et le nourrisson, est surélevée du sol par des stipes (troncs) de bananier. Et c’est pour mieux les détourner du nourrisson qu’une attention particulière est accordée à son compagnon utérin qu’est le placenta.

Le placenta est recueilli par la sage-femme. Après l’avoir mélangé aux cendres du foyer provisoire, elle dispose le tout dans un pot en terre ordinaire. Un chalumeau (pièce en forme de tuyau) est ensuite planté dans le couvercle « pour boire et respirer » disent les Intha. Ce subterfuge permet autant de prolonger artificiellement la vie du compagnon utérin en lui permettant de respirer, que de détourner vers lui les éventuels prédateurs, esprits malveillants ou animaux sauvages, et de protéger ainsi le nouveau-né. Une fois encore, les variantes observées le sont moins au niveau des groupes ethniques que d’une famille à l’autre. D’une manière générale, le placenta, le cordon ombilical et la cendre du foyer provisoire sont réunis dans le vêtement féminin ayant servi à l’accouchement, le tout est mis dans un pot dans lequel un tuyau est enfilé, puis le pot est placé sous l’escalier ; au village taungyo de Lak Maung Kwe, le placenta est parfois enterré tel quel sous l’escalier : il y est recouvert d’une couche de terre dans laquelle un bambou évidé est enfoncé. Ce chalumeau est parfois remplacé par un simple orifice ménagé dans la terre ou au centre du linge qui recouvre le pot. Mais qu’il s’agisse d’un tube ou d’un trou, il est dans tous les cas permis au « compagnon »  de respirer. Au village pao de Te Bye Kun, le placenta récupéré dans la jupe ayant servi à l‘accouchement est jeté à l’extérieur de la parcelle domestique. Les Taungyo et les Pao ne connaissent que par ouï-dire les propriétés médicinales qu’attribuent les Intah au cordon ombilical. Une fois séché, le cordon ombilical est précieusement conservé dans une petite boîte car il est réputé être un médicament efficace pour soigner les maladies de peau, ou, dit-on, pour réconcilier deux enfants querelleurs. En revanche, les Taungyo enterrent le cordon ombilical avec le placenta.

La sage-femme-mais ce peut-être le père- est aussi en charge de l’enterrement rituel du placenta sous l’escalier d’accès à la maison. Il est alors tenu compte des critères astrologiques du moment. Le calendrier birman est consulté à cette fin. Y figurent, mois par mois les déterminations astrologiques, celles en particulier des jours auspicieux ou non auspicieux. Pa exemple en mars-avril, avril-mai et mai-juin, il ne faut pas enterrer le placenta au nord mais au sud.

L’orientation de la tête du Naga serpent mythique vénéré et génie aquatique est un critère dont il est tenu compte non seulement lors de l’enterrement du placenta, mais également lorsqu’il s’agit de définir la date de construction d’une maison ou d’étendre au sol les six poteaux principaux. Si, le jour de l’enterrement rituel du placenta, le Naga est tourné vers l’ouest, la parturiente se positionnera soit longitudinalement mais en tournant le dos à la tête du Naga, soit perpendiculairement à celle-ci.

rameurs sur le lac inle

Procession de barges  fête du lac inle

 

 Fixer l’acacia et coller l’âme papillon

Cinq ou sept jours environ après l’accouchement, c’est-à-dire le premier jour « hors du foyer provisoire », la jeune mère pose sur une feuille de bananier quelques feuilles de thé mariné ainsi qu’une soucoupe contenant une décoction à base d’huile et de sel, puis elle présente cette offrande à l’esprit domestique dont l’autel est à un angle de la maison. Les fleurs de l’autel du Bouddha a l’intérieur de la maison sont-elles-mêmes remplacées avant d’engager le rituel de la cérémonie du berceau -un hamac le plus souvent-  qui se clôturera par une offrande de nourriture au monastère.

Cette cérémonie est appelée en langues pao, intha et taungyo la « fête fixant l’acacia ». La fontanelle de l’enfant, siège de l’âme papillon, et les mains des parents sont purifiés dans une décoction de plantes à base d’acacia concinna et de Grewia abutifolia deux plantes qui poussent en abondance sur les versants montagneux de l’Etat shan. Cette ablution est complétée par une aspersion d’eau à l’aide de feuilles d’Eugenia (feuilles de la victoire). La sage-femme qui préside la cérémonie, en charge de préparer la décoction, tend alors L’enfant à sa mère. Puis elle passe les cordons de coton autour du cou du nourrisson, parfois également autour des poignets et des chevilles. Ces cordons matérialisent l’âme papillon, définie comme le principe vital de tout individu. Enfiler ces fils de coton écru, c’est signifier que l’âme papillon de la mère et du nourrisson sont désormais distinctes.

La sage-femme reçoit une rémunération d’environ cent kyat, en sus d’une somme symbolique de 1,25 kyat, une somme considérée comme auspicieuse car non finie. Une main de bananes, du thé mariné, du riz blanchi complètent par ailleurs l’offrande dite de l’acacia que la jeune mère remet à la sage-femme.

Un tel rituel est commun, avec des variantes, aux bouddhistes intha, taungyo et pao, mais également aux Birmans de la vallée de l’Irrawady et du delta, ainsi qu’aux Marma des Chittagong Hill a l’extrême ouest du pays. Le placenta « le compagnon » enfermé dans sa « maison » utérine, est enterré tandis que l’enfant est élevé dans son berceau à un niveau supérieur. Dans le même temps le placenta dépérit, offert aux esprits invités à le consommer, le bébé prend peu à peu possession d’un berceau qui n’est pas immédiatement orienté dans le sens habituellement réservé aux dormeurs, c’est-à-dire la tête vers l’autel de Bouddha. Cela ne sera possible que lorsqu’il aura été emmené au monastère pour être présenté aux bonzes. Ceux-ci alors pourront lui calculer un nom porteur de signes.

Noms prédestinés et nom porteurs de destinée

Le placenta enterré et l’âme papillon séparée de celle de la mère est l’assurance que le bébé a une destinée et une identité propres. En théorie, un nom peut désormais être attribué en remplacement de l’anonymat auquel l’appellatif habituel de « Petit vainqueur » réduisait le nourrisson. La dation du nom est une reconnaissance formelle d’appartenance à la communauté sociale et religieuse. En pratique, plusieurs semaines, voire plusieurs mois peuvent s’écouler avant que le nom ne soit choisi.

Une fois attribué, le nom d’un enfant n’est pas nécessairement définitif. Selon les étapes de la vie, une même personne peut recevoir ou décider de changer de nom quand elle le juge utile. C’est le cas en particulier lorsqu’une personne se considère « malchanceuse », en fait ne pas avoir un bon karma. Changer de nom revient à changer ou à influer le cours du destin. La malchance, par référence au solde négatif des actions passées, est généralement imputée à la méthode qui a déterminé, à l’origine, le choix du nom. Pour y remédier, des calculs astrologiques permettent de purifier le nom. Toutefois, rappelons-le, on ne change pas de nom seulement lorsque les choses vont mal, mais aussi lorsqu’on est à un tournant important de sa vie et qu’il faut placer ce départ sous les meilleurs augures. Lors de la prise de robe des jeunes novices, le supérieur du monastère leur attribue un nom pali (le pali est la langue du canon bouddhique et donc de la liturgie du bouddhisme Theravada) choisi d’après des calculs astrologiques qu’il aura lui-même réalisés.

Une méthode très simple pour déterminer le nom est l’association jours de la semaine/lettres de l’alphabet qui permet de connaitre le jour de naissance d’une personne à la seule énonciation de son nom. Une semaine renvoie en effet à une série de chiffres qui eux-mêmes renvoient à un jour donné qui lui-même renvoie à une série de lettres.

Exemple lundi correspond au chiffre 2 et aux lettres ka/kha/ga/gha/na, mardi au chiffre 3 et aux lettres ca/sha/ja/jha/na etc…

Des traités sont facilement disponibles sur les marchés, et si n’importe qui peut en théorie choisir et calculer son nom, il est recommandé de faire appel à un spécialiste. Ce peut être la sage-femme, l’astrologue du village tenant son savoir d’un bonze. Qu’il s’agisse de calculer la date d’une cérémonie, laïque ou religieuse ou qu’il s’agisse de d’attribuer un nom, les bonzes sont fréquemment consultés. Ils sont en effet investis de pouvoirs qui ne peuvent que renforcer la finalité des calculs réalisés.

 

 

 

 

 

 

Extrait du livre  «Fils et maîtres du lac, relations interethniques dans l’Etat shan de Birmanie». François Robinne 

 

The post Rites et coutumes autour de la naissance au lac Inle Birmanie appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/rites-et-coutumes-autour-de-la-naissance-au-lac-inle-birmanie/feed/ 0
Randonnée familiale au cœur de l’Himalaya http://www.apsaraventure.com/randonnee-familiale-au-coeur-de-lhimalaya/ http://www.apsaraventure.com/randonnee-familiale-au-coeur-de-lhimalaya/#respond Thu, 14 Jan 2016 02:03:46 +0000 http://www.apsaraventure.com/?p=14214 Randonnée familiale au cœur de l’Himalaya Le trek Népal en famille, c’est possible. En fait, cette expédition reste avant tout un véritable moment d’évasion que partagent petits et grands. Avec l’aide d’un guide local, ils peuvent suivre un trajet qui leur permet de traverser plusieurs villages népalais, entre autres, Gotland, Tatopani, Thuman, Timure, et notamment […]

The post Randonnée familiale au cœur de l’Himalaya appeared first on Apsaraventure.

]]>
Randonnée familiale au cœur de l’Himalaya

Le trek Népal en famille, c’est possible. En fait, cette expédition reste avant tout un véritable moment d’évasion que partagent petits et grands. Avec l’aide d’un guide local, ils peuvent suivre un trajet qui leur permet de traverser plusieurs villages népalais, entre autres, Gotland, Tatopani, Thuman, Timure, et notamment Katmandou. Manifestement, il s’agit d’un excellent itinéraire rien que pour vivre et participer des instants uniques avec les enfants afin de leur faire découvrir le monde. Cette étape constituera un bon souvenir qui marquera l’esprit de ces petits voyageurs tout au long de leur vie. À cela s’ajoute la rencontre avec les habitants locaux qui sont en général très conviviaux et chaleureux. Ces peuples très éloignés ont un sens d’accueil irréprochable que les visiteurs peuvent sentir le temps d’un voyage en Népal.

Cette escapade dans les montagnes népalaises contribue à un dépaysement total pour les aventuriers. Aussi, les membres de la famille auront l’opportunité de s’imprégner sur d’autres cultures lointaines. Ce trek est spécialement conçu pour ceux qui souhaitent emmener leurs proches pour une première expérience trekking dans la région des Annapurnas, au cœur de l’Himalaya. Les paysages majestueux de la vallée de Pokhara procurant des vues panoramiques sur les massifs du Machapuchare au pittoresque village de Gurung font partie des incontournables tout au long de ce périple. Pour profiter pleinement ce séjour, le mieux pour les touristes est de traverser des altitudes modestes, une option idéale garantissant un climat favorable lors de la balade.

 

The post Randonnée familiale au cœur de l’Himalaya appeared first on Apsaraventure.

]]>
http://www.apsaraventure.com/randonnee-familiale-au-coeur-de-lhimalaya/feed/ 0